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En fait, si nous savons nous ouvrir à elles, les oeuvres ne se présentent pas comme des modèles, mais comme des incitations à créer à nouveau. On ne peut donc le considérer comme un tout parfait, même si l’on a égard à sa durée totale, car il est décomposable, et di… Il ne faut pas réduire le sujet à une défense de l’art qui négligerait les ressources du verbe divertir. Les images de Nicolas Baier, dans leur simplicité ou leur factualité même, nous invitent à poser nous aussi un acte de création, quel que soit le domaine dans lequel nous le posions – poésie, philosophie, musique, danse… Certes l’image artistique participe d’une certaine beauté, même si celle-ci, pour être appréciée, exige un certain silence et un certain abandon. Il en est de même du spectateur ou du regardeur. Stendhal évoquait « la faculté de recevoir par la peinture les plaisirs les plus vifs ». Là aussi, Nicolas Baier est très clair, démystifiant une certaine idée de l’art qui en fait un domaine réservé à des spécialistes : les artistes. Les grandes expositions attirent un public nombreux qui n’hésite pas à patienter parfois pendant des heures avant de pouvoir entrer. L'art transforme-t-il la société ? Je ne vois pas pourquoi ça serait important…. Partout abondent les traces de ce qui fut et ne reviendra plus. Celle-ci est dévoilée dans ses dimensions «invisibles à l’oeil nu», pour reprendre l’expression de l’artiste. L’image de l’art est la seule qui soit explicitement créatrice, qui montre le mouvement de création même comme son unique objet. Non, ce n’est donc pas un don, c’est parce qu’il dessine beaucoup qu’il devient meilleur dans son trait, dans son expression, ses couleurs,… son expérience en fait un bon observateur et un bon dessinateur. L'art est-il dangereux ? Voir la réalité telle qu’elle est ou telle qu’elle devient n’est pas une mince affaire. L’art de Nicolas Baier consiste à la montrer. Il y prend du plaisir naturellement, il aime ça et progresse de jour en jour juste par le plaisir du dessin. L’expansion de l’économie capitaliste implique la création continuelle du manque et de la satisfaction. Les trois éclats du Bien sont le beau, le vrai, le juste. Il n’est pas étonnant dès lors que tout puisse être considéré comme de l’art. --1.1) L'art cultive le goût et embellit le monde. Si la création engendre la joie, elle part d’une certaine souffrance. L’abus du plaisir laisse un goût amer. Ils s’adressent en fait directement au corps-esprit. Le soin mis à entretenir les œuvres incite à le penser. Nous aussi, en tant qu’observateurs, sommes forcés de nous dépasser, participant ainsi au mouvement de création incarné par l’oeuvre d’art. Selon Boileau, seul le vrai est beau. Que faire face au chaos? Nous le savons, l’artiste crée à partir du bon et du mauvais, du beau et du laid, du joyeux et du douloureux, plus encore, à partir du chaos, de l’informe, de l’indéterminé. L'architecture - Est-il juste d'affirmer que les temples élevés en l'honneur de la religion sont élevés, en réalité, en l'honneur de l'architecture ? Les différentes formes d'art . Nous sommes devenus des consommateurs d’images, et c’est dans cette consommation que nous trouvons la plupart de nos sensations et de nos émotions. Nietzsche (Friedrich) : Humain, trop humain, II, Le voyageur et son ombre § 284, les moyens pour arriver à une paix véritable, Nietzsche (Friedrich) : Le Gai Savoir, IV, § 329, Loisirs et oisiveté, Bouquins; Nietzsche (Friedrich) : Vérité et mensonge au sens extra-moral, Babel; Pascal : Science - Géométrie Ceci engage une. Celles-ci peuvent même être des pièges dans la mesure où, s’imposant, elles empêchent de nouveaux mouvements. Il s’étonne de la résistance que certaines réalisations opposent au passage du temps. Faites vous plaisir ! Cependant le plaisir lui-même s’use si l’on en abuse. Le plaisir est l’effet produit par la qualité d’un divertissement proposé dans le but d’échapper momentanément à une réalité désagréable ou morose. Cette pratique est d’ordinaire fortement valorisée. Ce sujet nous a amenés à considérer l’art sous deux aspects. Dieu lui-même ne peut être que bon, à savoir divertissant, et ne peut que donner le paradis à tous ses enfants. L’art se trouve ainsi au plus près du mouvement ou du processus même de la réalité ou de la nature. Comment pourrions-nous ensuite identifier l’artiste à son oeuvre, puisque être artiste consiste d’abord et avant tout à créer, et que cet acte ou ce mouvement de créer est proprement insaisissable? 2. Qu’est-ce qui est réel et qu’est-ce qui est une image? On regarde la télévision sans intérêt. Grâce à la science et à la technologie, cette structure s’est étendue, modelant pour ainsi dire la réalité à son image. Il nous faut presque nous y fermer de force, faire montre d’une force d’âme si peu dans l’air du temps, pratiquer, à l’instar des moines anciens qui se coupaient volontairement des sollicitations et des tentations que leur offrait leur époque, une nouvelle ascèse. Le sexe vénal ne peut produire qu’un plaisir trouble, fortement teinté de son contraire. L’art rompt avec le voyeurisme et l’exhibitionnisme. À quoi sert-elle? Peut-être l’expression est-elle excessive, encore qu’elle soit parfois littéralement vraie. La matière est montrée dans ses coloris, dans sa texture, dans sa diversité. VII. 1. Elles ne cherchent pas à nous communiquer une idée toute faite, celle d’une marque, celle d’une sensation ou celle d’un plaisir. Si un Dieu tout-puissant et bienheureux existe, il ne crée pas, mais se contente de contempler passivement la création des autres, au premier chef celle de la nature. L’enfer dont nous menaçaient les religions est un mythe auquel nous ne croyons plus. Aristote réfute cette théorie en montrant qu’« un mouvement s’effectue toujours dans un temps donné et pour une fin déterminée. L’art rentre-t-il dans cette catégorie ? Ces images s’offrent à une pure contemplation, comme le fait la nature, comme le fait la vie. Ce qui guette les nouveaux plaisirs suscités, pas seulement ceux offerts par la pornographie mais par l’ensemble des industries, c’est l’ennui. Le challenge MTT a commencé à 50 euros pour arriver un jour peut-être à 10 000 euros. Il lui faudra du temps et de l’expérience pour apprécier la composition qui structure le développement de l’intrigue. Ne s’agit-il pas dans l’art de partir de l’image aliénante pour la rendre subtilement libératrice? L’oeuvre de Nicolas Baier célèbre la vie de la matière apparemment inerte. Nous-mêmes y participons sans le voir ; par exemple, nous ne nous voyons pas vieillir. Tout en insistant sur la réalité sensible, les arts plastiques sollicitent aussi l’esprit. L’art nous met face à lui-même, comme il nous met face à ce qui est. Cela n’est pas vrai que de la pornographie; ce l’est aussi de la télévision en général, de la vidéo, du cinéma, de la photographie. Le sens de la vie ne se trouve que dans l’acte de création. Picasso dit en ce sens « qu’imiter les autres est nécessaire mais que s’imiter soi-même est mesquin. C’est la représentation et non l’objet qui est cause du sentiment de plaisir ou de peine. La nature déploie ou réalise sa puissance. C’est en voyant et en étant vus que nous existons. Se divertir serait une fuite motivée par la misère de notre situation. L’étymologie nous apprend qu’il s’agit aussi de se détourner des sujets sérieux qui nous préoccupent. Annales 2017 - Pour trouver le bonheur, faut-il le rechercher ? Ce plaisir est le sentiment de beauté. L’art n’a-t-il pour but que le plaisir ? La réalité est d’abord incompréhensible. Commentaires disponibles Il y faut une sorte de discipline ou d’ascèse. La vue et l’ouïe sont les principaux sens à être sollicités. Pourquoi ceci apparaît-il plutôt que cela? Seul l’art nous fait remarquer l’acte ou le processus de création, mais celui-ci doit nécessairement avoir lieu, puisque la réalité dont nous faisons partie est création. Grosso modo, soit on écrit pour … Qui plus est, peut-être augmente-t-il secrètement sous la pression du plaisir tous azimuts. Bref, un vélo d’artisan sur mesure, ou, à minima un cadre de série sur lequel j’ai brodé mes envies… Celle d’Aristippe: « Le plaisir est un mouvement doux accompagné de sensation ». --1.2) L'œuvre est faite pour être contemplée, admirée. Nous insistons ici sur la matière, car les arts plastiques glorifient le corps et les cinq sens, contrairement à certaines tendances religieuses et philosophiques qui divisent l’homme au profit de son âme ou de son esprit. Elle ne sollicite pas seulement notre intelligence mais possède une vie énigmatique. Avec l’appareil photographique, l’ordinateur muni d’un logiciel de traitement de l’image, le scanner, Nicolas Baier opère la jonction entre ce qu’il y a d’obscur en lui et ce ce qu’il y a d’obscur dans la matière afin qu’en ressorte une certaine lumière, qui demeure fidèle cependant à l’obscurité originelle. Durant les premières sessions, il a pris trop de risques et s'était broke rapidement en moins de 2-3 semaines, sans respect du bankroll … Oz.. Pour formuler un jugement de goût, il faut être indifférent à l’existence de l’objet. Cependant il a pris d’immenses proportions au point de recouvrir ou de tenter de recouvrir tout l’espace de la société. Il est lié à la connaissance de soi, de notre vie intérieure et de notre rapport au monde. N’est-ce pas ce que fait l’art? précision concernant le concept de réalité : la réalité ne se confond pas avec l’effectif et le tangible. L’art doit-il être obligatoirement engagé ? Les images de Nicolas Baier nous révèlent la matière du monde. L’État peut-il être juste ? Les images de l’art peuvent-elles nous aider à prendre nos distances à l’endroit des images de divertissement et de consommation qui nous envahissent de toutes parts? Les grandes expositions attirent un public nombreux qui n’hésite pas à patienter parfois pendant des heures avant de pouvoir entrer. Mais cette signification reste superficielle. L’art du passé, aussi grand soit-il, pointe du doigt l’art d’aujourd’hui. S’il est vrai, en effet, que le plaisir nous englobe, nous englobent tout autant le malaise et l’angoisse. La matière du monde est multiple, indéfinie ou infinie, et chaque singularité artiste entre en contact avec l’une de ses parties. La royauté elle-même n’aurait de valeur qu’à cette condition car « un roi sans divertissement est un homme plein de misères ». Les arts explicitent certains de ces domaines : musique, danse, sculpture, peinture, poésie, etc. Lorsque nous jugeons qu’un objet est beau, nous mettons sa représentation en rapport non aux déterminations de l’objet mais en rapport « au sujet et au sentiment de plaisir et de peine de celui-ci ». Ce dernier se manifeste notamment la nuit quand nous souffrons d’insomnie. 2-Nietzsche, Ainsi parlait Zarathoustra, tr. Graziella, 67 ans, le corps tout-puissant Publié 10.08.2017 - 18:27 Modifié 07.09.2017 - 13:51 «Quand un homme sent qu’une femme veut faire l’amour, il dit toujours oui», prétend-elle. Il nous est devenu difficile de connaître une réelle solitude et un réel silence, non seulement le silence des mots, mais surtout celui des images. L’idéal que nous offre notre société est de baigner perpétuellement dans une atmosphère de plaisir. Or, cette affection doit être analysée. Le fait que Platon utilise une image différente pour décrire l’expérience morale n’implique pas en lui-même qu’il a changé d’avis sur le mécanisme sous-jacent. Pourquoi la nature existe? Elle aussi est débordée par un mouvement qui l’inclut et qui s’étend à la grandeur de l’infini ainsi qu’à la petitesse de l’infinitésimal. Il ne s’agit pas ici d’être nostalgique d’un quelconque âge d’or. Ceci ne signifie pas que le passé n’a plus de sens pour nous. Il est de plus en plus difficile de résister aux innombrables plaisirs qui nous sont, non plus proposés, mais imposés. Le divertissement continu ou à portée de la main offre des plaisirs faciles. Quant à elle, elle a toujours suivi l’élan de son corps. Pourquoi se priver de celles-ci, alors qu’elles sont si facilement accessibles? Elle doit se consommer elle-même, comme le toxicomane doit consommer sa drogue. 1861). L’industrie du sexe prend les êtres humains au piège comme les autres industries. C’est donc pour vivre et pour survivre que l’homme et la femme sont forcés de créer. L'art relevant de la technique, il est tentant d'assimiler l'art de plaire à une stratégie toute développée en vue de plaire soit donc de paraître ce qui plait. Emile Faguet, L'art de lire, éd Armand Colin. Le bonheur n’est-il pour l’homme qu’un idéal ? L’artiste s’efface dans l’oeuvre comme l’oeuvre s’efface dans le mouvement de création dont elle n’est qu’un résultat temporaire, le mouvement de création continuant à suivre son cours. Le simple plaisir de la narration est peut-être l'état de l'homme qui s'apparente le plus à la lévitation. G.-A. La poésie La réalité est-elle ce qui occupe les devants de la scène, ce à quoi nous accordons tellement d’importance, ce qui semble aller de soi, ou n’est-elle pas tout autre? L'Art pour tous (Paris. Le processus de création est sans commencement ni fin. Ainsi je n’ai rien compris à une nature morte qui représente des fruits, si je me met à saliver devant. Il nous relie au caractère essentiellement créateur de la réalité, nous sortant ainsi autant de notre passivité consommatrice que de notre agitation stérile. L’Etat. La signification fait corps avec sa manifestation sensible. » Un artiste novateur peut être victime de son succès en se bornant à répéter des procédés. À quoi peut servir une telle image? C’est uniquement sa représentation qui doit être à l’origine du sentiment de plaisir ou de pei… Et comme je suis égocentrique, j’aime l’idée que ce soit un vélo fait pour moi, dont chaque détail est le fruit d’une réflexion relative à ma pratique propre. Chateaubriand ne fut-il pas surnommé l’Enchanteur ? On ne sais jamais au juste quoi en penser. Il s’agit en fait d’un fond sans fond, ce d’ailleurs pourquoi l’art ne nous met pas en contact avec un sens ou une signification, mais agit plutôt sur nous en affectant l’ensemble de notre corps-esprit, sans que la pensée comme faculté séparée et spécialisée soit toujours consciente de ce qui est en jeu. La drogue crée le besoin de drogue, comme la pornographie crée le besoin de pornographie, comme la télévision crée le besoin de télévision, comme le sucre crée le besoin de sucre. Leur réutilisation s'inscrit dans le cadre de la loi n°78-753 du 17 juillet 1978 : Pourquoi crée-t … Ainsi procède la nature. Le plaisir est donc intrinsèquement lié à l’art et on comprend qu’il soit recherché par un public fatigué par les contraintes du travail et la routine journalière. L’homme se sait mortel et cette considération lui pèse. Le paradis cependant tend à s’incarner hic et nunc. Le voyeurisme et l’exhibitionnisme sont tellement généralisés que de perversions ou de déviations qu’ils étaient, ils appartiennent maintenant à la normalité. Nous parlons couramment d’artistes de variétés dont le métier est de distraire un public souvent contrarié par les difficultés du quotidien. Parce qu’il fait l’objet d’une exploitation, parce qu’il s’inscrit dans un processus économique, parce qu’il n’est pas la pure dépense érotique et amoureuse des corps. Le bonheur n’est-il qu’une question de chance ? Sans cesse, nous sommes replongés dans le chaos. L’œuvre peut susciter un nombre illimité d’interprétations et être une source d’inspiration, même si elle traverse des périodes d’oubli. Aussi merveilleuse soit-elle, la pensée est limitée. Pour être juste, suffit-il d’obéir aux lois ? Les œuvres d’art nous permettent de mieux saisir ce que nous ressentons confusément et c’est pour cela qu’elles nous touchent. Il n’aboutit à aucun résultat, ou chaque résultat en fait partie. Il ne fait qu’un avec lui. 12/1895. En plus de divertir il peut donc déranger. D’ailleurs, la question se pose sans cesse : qu’est la réalité? La création de l’art ne sert pas à faire vendre, à faire consommer, à procurer de nouveaux plaisir, à divertir. Nous voulons nous aussi aller au bout de nos capacités, et celles-ci sont définies en grande partie par l’époque à laquelle nous appartenons, quel que soit le plan – philosophique, littéraire, artistique, scientifique, technologique, économique – sur lequel on la considère. Commentaires disponibles. Le goût d’apprendre fait bien partie intégrante des bonheurs de la vie. Il ne dit rien quant à la valeur réelle de ce qui est montré. L’époque étudiée est bel et bien révolue. Ce mouvement est explicite dans l’art, mais il se retrouve aussi en littérature, en philosophie, en science et en technologie. Il s’acquiert et se perfectionne par la fréquentation des œuvres. Est r ce qui existe, sous quelque forme que ce soit. Cette structure de la représentation appartient à la nature de la pensée. L'art ne serait donc qu'un divertissement stérile et trompeur. Pascal l’affirme tout en s’étonnant du pouvoir des représentations artistiques : « quelle vanité que la peinture qui s’attire l’admiration par la ressemblance des choses dont on n’admire point les originaux ! 1. La transformation ne fait qu’un avec la nature même des choses. La réalité se présente sans les divisions que nous opérons en elle à partir de l’exercice séparé que nous faisons de nos capacités ou de nos facultés. Si l’art ne fait que montrer ou déployer le mouvement de la création, tout est virtuellement art et tous sont virtuellement artistes. L’art appartient-il à cette catégorie ? Celui-ci n’est-il pas l’expression des valeurs les plus hautes d’une civilisation ? Celui-ci n’a jamais existé. La politique, la morale, l’économie ne sont-elles pas devenues en grande partie des questions d’images? C’est également avec ces deux dimensions de la matière que l’art de Nicolas Baier nous met en contact. Il n’est pas vrai que nous puissions baigner dans le pur plaisir. Gabriel Garcia Marquez, Douze contes vagabonds [prologue], trad. Nous ne sommes pas loin de l’idéalisme de Berkeley, affirmant : «être, c’est être perçu». Le sport fait-il partie de votre quotidien ou bien seul le mot vous fait frémir? Il cultive simultanément notre sensibilité et notre jugement. Il souligne ainsi un paradoxe : « c’est parce que l’artiste songe moins à utiliser sa perception qu’il perçoit un plus grand nombre de choses. plaisir esthétique est constitué par le « libre jeu des facultés » (l’imagination comme faculté de saisie du sensible et l’entendement comme faculté de penser le réel en l’unifiant par L’art est bien divertissement au sens le plus éminent : il donne l’occasion de jouir de soi-même comme d’une réalité complète. En étant toujours nouveau, en se faisant sans cesse à partir de l’étonnement, en un mot, en demeurant ce qu’il est, créateur. Le simple se trouve en passant par le complexe, l’immédiat se touche par la médiation sophistiquée. Le plaisir en art est désintéressé, car il n’a pas le profit pour mobile. L’artiste étant un être doué du pouvoir de plaire par ses œuvres, il devrait donc mettre son talent au service des attentes de ses contemporains et chercher à nous divertir. L’art est pour beaucoup d’entre nous une grande source de plaisir ; si nous lisons, écoutons de la musique, allons au cinéma, etc., c’est bien parce que cela nous plaît, nous fait passer du bon temps, est agréable. Les réalités – et les affects en font partie – sont toutes interreliées. Même si de grands moyens sont mis en oeuvre, ils n’aboutissent à rien. - L'art est-il révolutionnaire ? C’est vrai : la masturbation est un moyen sain et sûr non seulement de soulager le stress, mai aussi d’améliorer votre sommeil et de relâcher la tension sexuelle accumulée. Mais qu’en est-il de l’artiste lui-même ? L’artiste ne peint pas ou l’auteur n’écrit pas juste pour le plaisir, mais pour un but bien précis dans lequel ils voudront et seront engager. L’émotion donnée par l’œuvre, jusqu’aux larmes éventuellement, est-elle un sujet pour nos disciplines ? Antonin Artaud allait jusqu’à dire que c’est «pour sortir de l’enfer 3» que nous créons. Le spectateur sait fort bien qu’il n’assiste pas à un chef-d’œuvre mais réclame un droit à se faire plaisir et apprécie les chanteurs ou les cinéastes qui lui procurent cette satisfaction. Nous sommes ici loin des facilités du divertissement. L’art est plus vieux que les religions instituées. En ce sens, une oeuvre d’art est conçue pour être belle, pour plaire par le seul jeu des formes, des couleurs, des sons, des mouvements, etc. Les titres en couleurs servent à guider la lecture et ne doivent en aucun cas figurer sur la copie. La création ne peut jamais s’expliquer complètement puisqu’elle est apparition de nouveauté. Ce sont pour l’essentiel celles de l’art. Une œuvre réussie est nécessairement un plaisir pour les sens et l'imagination. Les images de l’art ne cherchent ni à nous divertir ni à nous faire consommer. Cinq personnages participent à la discussion : Socrate, ancien maître de Platon, et qui représente ici les idées de lauteur ; Chéréphon, ami et élève de Socrate ; Gorgias, un des sophistes les plus célèbres de toute la Grèce antique ; Pôlos, élève de Gorgias ; et enfin Calliclès, personnage inventé par Platon, homme politique fréquentant les sophistes afin de bénéficier de leurs tactiques de persuasion. Les cathédrales gothiques, par exemple, ne furent guère prisées aux xviie et xviiie siècles avant d’être redécouvertes par le siècle suivant, en les interprétant à sa manière, qui n’est plus la nôtre. Cette thèse est importante car elle donne à l’art une nécessité profonde. Il nous faut absolument jouir. L’oeuvre ne fait qu’indiquer le processus de création qui lui a donné naissance. Bergson affirme ainsi que l’artiste est un « révélateur » qui fixe sur sa toile ou dans des mots des visions fugitives, des nuances de sentiments qui traversent notre esprit mais rapidement recouvertes par les exigences de la vie quotidienne. D’un point de vue affectif, il expérimente dans son corps l’affirmation de Nietzsche : «Créer – voilà la grande délivrance de la souffrance, voilà ce qui rend la vie légère 2». Qu’en penser? Nous pouvons sans difficulté appliquer cette idée à toute forme de spectacle. Matisse a déclaré que ses tableaux devaient délasser l’esprit surmené de l’homme moderne. Qu’est-ce qui n’est pas publicité aujourd’hui? C’est pour faire face à ce qui ne va pas que nous créons. Ceci est dû au fait que l’œuvre est une représentation qui suit nécessairement certaines règles même si le talent de l’artiste consiste à les moduler pour créer à chaque fois une réalité unique. J'ai fait un mémoire de master calamiteux, mal dirigé par mon directeur-fantôme, et j'ai juste obtenu le 14 minimum pour continuer en thèse si l'envie m'en prenait. L’abus du plaisir donne même des goûts suicidaires, comme cela est si évident chez les toxicomanes. Pourtant, le plaisir de l’œuvre reste un impensé de l’histoire de l’art, peut-être même un refoulé. L’oeuvre d’art se présente comme un moment d’un mouvement. L’art ne fait qu’expliciter ce qui ne cesse de se produire. 2 Le plaisir de lire un livre suranné est toujours un peu languissant. La conscience de soi peut-elle rendre l’homme malheureux ? Ce plaisir passager nous contraint à le répéter sans jamais nous délivrer de notre angoisse. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle il nous est difficile d’avoir une idée claire et précise devant une oeuvre d’art, puisque toute idée est entremêlée de perceptions et d’émotions. Le règne de la consommation et du plaisir est aussi celui de l’image. » Il naît « détaché », c’est-à-dire plus enclin à contempler qu’à utiliser. Rien de substantiel ne s’y trouve. Bien sûr, il la montre liée à une singularité créatrice. La consommation sexuelle se fait plus rapidement et à moindres frais avec l’image qu’avec une personne réelle. C’est pourquoi, Malraux estime qu’une œuvre d’art est ce qui conserve une présence par-delà le passage des siècles. Pour faire simple, je pense que l’art de parler c’est de sous entendre, et l’art d’écouter c’est de comprendre les sous entendus. Nous serons tous sauvés, comme la société de consommation et de divertissement tente d’emblée de nous sauver de l’ennui, de la douleur, de la souffrance, de l’anxiété et de l’angoisse. Les contraires apparents se provoquent et s’attirent. Satisfaction et manque, comme dans la prise de drogue, ne s’opposent pas, mais se provoquent mutuellement, la satisfaction même créant le manque en appelant à une nouvelle satisfaction. Annie Morvan, p.11. ... Merci à L’ART’isan pour leur magnifique gâteau d’anniversaire: aussi beau que délicieux! Elle se désigne elle-même. Elle ne démontre pas, mais montre. Rien de solide ne ressort du processus de consommation. Se divertir, c’est s’amuser, se détendre. Il surgit en fait n’importe quand de manière inopinée. Ce phénomène n’est d’ailleurs pas forcément surévalué par ceux qui le défendent. Elle agit. Cette industrie exploite le sexe en offrant sur le marché de nouveaux plaisirs. La consommation de l’image est la façon la plus facile de ressentir le plaisir. Nous-mêmes en devenons en partie irréels. Quel est son sens ou sa signification? La société du divertissement voudrait ne conserver que l’un des deux pôles, celui de la facilité, de la consommation, de la satisfaction immédiate du désir, du plaisir, mais ce pôle provoque le pôle opposé, celui de l’insatisfaction et de l’angoisse. L’art détourne les images ou produit des images autres, qui paradoxalement résistent à l’envahissement des images. Comment ce lien ancien peut-il encore être moderne? C’est en vain que nous nous divertissons aux spectacles de l’art. La fameuse loi de l’excès ou de l’hybris ancien s’applique encore. Serait-ce dû à une illusion ? L’art nous met face à lui-même, comme il nous met face à ce qui est. Ce contact se fait malgré nous. Le fait de ne pas connaître l’avenir est-il une entrave à notre liberté ? Il semble même que des génies rencontrent sur ce point le jugement du grand nombre. Ils s’inscrivent dans une structure de dépendance, jouant de la dialectique de la satisfaction et du manque, sans qu’il n’y ait de fin au mouvement.

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